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Only the beginning ♣ Esméralda

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Jason L. Miraz
► Date d'inscription : 04/02/2013
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MessageSujet: Only the beginning ♣ Esméralda Mar 29 Oct - 12:11


Only the beginning

Le jeune homme sentit la lame lui transpercer le corps, avant qu'une douleur vive ne l'envahisse, jusqu'à ce qu'il en crache ses poumons. Il était en feu, sa peau lui brûlait, son corps martelait les parois de sa poitrine comme s'il voulait la traverser, et il avait un goût âpre dans la bouche. Il allait mourir, il le savait. Mais après tout, ce n'était pas cela le plus important. C'était elle. Allait-elle bien ? Ne lui était-il rien arrivé ? Jason ne pouvait ôter de son esprit le visage d'Esméralda tandis qu'il se sentait partir. Bientôt, le néant viendrait l'happer, et il en sera fini du prince de Telmar. Mais il fallait résister pour pouvoir la protéger, vaincre la douleur, repousser la mort pour ne pas l'abandonner. Cela ne pouvait pas se finir ainsi, pas après tout ce qu'il avait vécu, pas après les épreuves qu'ils avaient affronté, pas après s'être enfin trouvé. Pourtant, il était trop tard, Jason ferma les yeux une dernière fois, le nouveau roi de Telmar était mort.

Je sursautai et ouvris rapidement les yeux, le corps et le visage couvert de sueur. Chaque parcelle de mon corps était parcourue par un frisson, et je tremblais sans ne pouvoir le contrôler. Encore ce maudit rêve. Il ne se passait pas une nuit sans que ces angoissantes images ne viennent me réveiller et m'entraîner dans un état second. J'haletai, je hurlais, et parfois même, mon visage était couvert de larmes. C'était comme une peur profonde, ancrée dans ma chair.
Depuis l'attaque et le coup d'état, je n'avais pas revu Esméralda, et la seule chose qui me taraudait, à présent, était de savoir comment elle allait. Avec l'arrivée de Nolan au pouvoir, j'espérais de tout coeur qu'elle ait fuit Telmar pour aller se réfugier ailleurs. Elle n'était plus en sécurité là bas, personne ne l'était d'ailleurs. Si mon père était un tyran, il avait au moins eut le mérite d'assurer la protection de ses sujets. Du moins, jusqu'à aujourd'hui ... Je devais la retrouver, oui je le devais quelque en soit le prix. Cependant, je ne savais plus où chercher, alors bien évidemment, il me fallait commencer par le commencement, Telmar.

Après que Peter m'ait blessé, qu'il m'ait laissé à moitié mort sur la plage, j'avais senti que si je le voulais, il m'aurait suffit de lâcher prise pour que ce calvaire s'arrête, pour que cette lutte incessante trouve enfin un dénouement. Si je l'avais désiré, j'aurais pu m'en aller, quitter ce monde et trouver le repos. Seulement, il y avait Esméralda, et durant toute ses heures d'agonies, son visage restait ancré dans mon esprit, comme le dernier souffle de vie encore présent dans mon coeur. Alors je m'étais battu, j'avais lutté jusqu'à ce que la mort ne fasse marcher arrière. Mais finalement, il n'y avait eu que le néant.
Seulement, la lumière est réapparu. Lorsque je me suis réveillé, j'étais étendu au milieu de la forêt, seul et apparemment guérit. J'ignorais totalement ce qu'il s'était produit, mais visiblement, quelqu'un s'était occupé de moi. Qui ? Je n'en savais sans doute rien, mais en me soignant, cette personne m'avait donné une seconde chance.
Trop faible, je m'étais reposé pendant quelques jours, le temps de recouvrir mes forces, tandis qu'en moi milles questions à propos de l'avenir venaient s'entrechoquer. Mais une seule pensée m'animait, celle de retrouver Esméralda. Je m'étais donc mis en route pour la cité telmarine, et après deux jours de marches, j'en étais toujours au même point. Le réveil en sursaut après le cauchemar. Comme un cercle infernal alimenté par la solitude.

J'essuyai ma sueur et m'aspergeai d'eau pour me nettoyer, alors que le soleil commençait à se montrer. Essayant de me calmer, je ramassai fébrilement mes quelques affaires, avant de sortir de ma cachette pour me remettre en route. Je le savais, Telmar n'était plus qu'à une heure de marche, mais compte tenu de mon état, j'allais sûrement mettre le double. Enfin bon, mieux ne valait pas traîner et se montrer prudent, le coin n'était plus très sûr désormais, encore moins pour moi.

Les pieds en feu, la gorge sèche, le temps paraissait figé, et je sentais ma blessure prête à s'ouvrir à nouveau, quand j'aperçus la silhouette de mon château. Une étrange sensation m'envahit, et à pas de loup, je pénétrai dans la cité.
Si Telmar n'avait pas grand chose d'accueillant durant le règne de mon père, elle était aujourd'hui carrément sinistre. Des troupes insulaires patrouillaient, et mise à part la présence des soldats, les rues semblaient désertes. Cela n'allait pas être évident, et qui plus est, je commençais sérieusement à douter de la présence d'Esméralda en ces lieux. J'avais beau connaître la cité comme ma poche, je ne pouvais circuler librement à moins de vouloir me faire repérer.
Une idée mûrit alors en moi, et précautionneusement, je m'approchais d'un garde qui faisait le gué pour l'assommer et le tirer dans un coin. Là, je lui déshabillais de son armure, et la revêtit. Ma chance de salut résidait dans ma capacité à être discret.

Je m'apprêtais à sortir de la ruelle sombre, quand soudain, j'entendis un cri. Bref, mais qui s'infiltra en moi comme une onde de choc. Cette voix, je l'aurais reconnu entre milles, et sans ne plus réfléchir je me mis à courir. Qu'importait la douleur, je devais remonter jusqu'à elle. Dans le dédale des rues, je bifurquai un coup à droite, l'autre à gauche, quand enfin, des silhouettes se dessinèrent.
Esméralda était entourée par deux gardes massifs, qui semblaient la violenté. Je sentis alors l'adrénaline montait en moi. Je devais agir, je n'avais pas d'autre alternative, et j'imaginais sans mal le sort qu'il lui réserverait si je ne la sortais pas de ce pétrin. Une telle éventualité m'était insupportable.

Rabattant la visière de mon casque, je m'avançai d'un pas décidé vers les deux insulaires. Je les scrutai un instant. " Lâcher cette femme, Sa Majesté le roi Nolan la veut en seul morceau. " Malgré mon ton ferme, j'ignorais complètement ce que j'étais en train de faire. Mais faute de plan, il me fallait bien improviser. Qui l'aurait cru hein ? Qui aurait pensé que les enfants royaux se retrouveraient forcés lutter pour leur liberté dans un royaume qui leur revenait de droit ?

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Esméralda N. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Ven 8 Nov - 21:18


Only the beginning

Il faisait froid cette nuit là. J'entendais au loin les bruits de la mer qui s'échouait sur les cotes. Que devais-je réellement faire ?  Cette idée était restée dans ma tête depuis que je l'avais quitté... Ce « et si » qui semblait gravé en moi, et qui tournait dans ma tête sans sembler s'arrêter. Même dans les nuits les plus profondes, je me perdais à voir mon avenir sombre, lugubre à Telmar mais avec lui. Alors l'espoir semblait plus présent, plus à coté de moi.. Je semblais pouvoir enfin réussir à faire quelque chose. Mais ce « et si » se perdait dans cette île qui m'avait vu grandir des années au paravent. Galma m'avait vu enfant, aujourd'hui elle me retrouvait adulte mais toujours la même au fond. Seule, perdue, indécise. Que se passerait-il si j'arrivais de nouveau à Telmar ? Qui serait le premier à m'attraper et empocher la récompense pour ma tête ? Mais je devais y aller. J'avais enfin une autre raison que de le retrouver. J'avais la pire raison au monde même. Celle qui devait arriver à un moment heureux de la vie, un moment convivial, joyeux et posé, ou tout ma famille se réjouirait pour moi. A la différence que ma famille était brisée et que la guerre, déclarée. Il n'y avait plus de joie dans mon monde, rien qui m'aiderait à battre cette épreuve. Pourtant, je devais le lui dire. Nous n'étions heureux qu'ensemble, mais je risquais nos vies avec cette histoire. Tout était une nouvelle fois de ma faute, comme d'ordinaire. Je fermais un instant les yeux, repensant à l'une de nos dernières conversations... A l'une de mes dernières paroles.Je t'en prie ne me laisse pas à part... Ne me laisse pas derrière toi.. Ne me laisse pas seule... Explique moi ce qui arrive, je te suivrais, je t'aiderais, ce ne doit pas être si compliquer, ensemble on est invincible. Des larmes se mirent à couler sur mes joues et je ne les essuyais pas. Je les méritais comme tout ce que j'avais pu avoir. J'avais été heureuse enfant, aujourd'hui il fallait bien un peu de tristesse dans ma vie. Tu me laisserais seule ? Dans la nuit sans aucun espoir, sans toi, sans lumière ? Tu ne reviendrais pas ? Jamais ? Tu fuirais sans moi, sans nous ? Mes poings se serraient et mon coeur s'accéléra. [/i] Oui.[/i] Et il était parti. Il m'avait laissé pour me sauver et se rendre sans armes à l'ennemi .


Et moi j'avais laissé faire. J'avais suivi les ordres sans oser le contredire de peur qu'il m'en veuille. Je n'arrivais pas à croire que j'avais été aussi impuissante. Entre nous deux, d'habitude, c'était moi celle qui prenait la décision, moi qui protégeait l'autre, moi qui rassurait... Et là, l'ordre des choses s'étaient inversées, sauf une chose. C'était moi qui allait le retrouver. « Bon, d'moiselle on rentre sur Narnia ou non ?.Le vieux capitaine attendait depuis ce matin ma décision. Ancien pirate sous la pupille de mon père, il n'avait pas hésité un instant pour m'aider à survivre. C'était lui qui m'avait emmené sur Galma. C'était aussi lui qui me ramenait vers ma moitié de coeur perdue à Telmar. Prenant une profonde inspiration, je sus que ma décision aurait d'importantes répercutions. Une découverte si phénoménale ne pouvait que l'inquiéter. J'avais si peur qu'il fuit, et que je sois revenue pour rien. Mais je ne pouvais pas porter ce secret plus longtemps, il semblait si lourd sur moi . « Je vous suis. Fais moi rentrer chez moi, Joshua. Il ne fallut pas plus longtemps pour mettre les voiles.


Seule une nuit suffit à me ramener auprès de mes terres. De peur de se faire attraper, Joshua préféra rester loin de la capitale et me laissa tout de même un pirate en ma compagnie pour pouvoir arriver à Telmar sans soucis. Ce fut un chemin périlleux et long, mais je savais qu'à la fin, j'aurais enfin le droit de parler, de m'exprimer, d'expliquer ce qui se passait à mon être aimé. J'arrivais enfin à Telmar et laissa le pirate repartir. Il me souhaita bonne chance et m'offrir en même temps une cape noire pour pouvoir entrer sans problème dans la capitale qui était bien mieux gardée qu'à mes souvenirs. Les barrières de cette forteresse semblait impénétrables et je ne voyais qu'une façon de pouvoir passer. Je frappais simplement. J'attendis qu'un garde ouvre les grandes portes en bois et me demande mon nom. « Esméralda. Miraz. A peine avais-je prononcé mes mots que deux hommes m'attrapèrent et je n'essayais même pas de me défendre. Il fallait que je rentre même si je risquais de perdre la vie juste après. Nous passions par des chemins que je connaissais par coeur. Le couvre feu était tombé, aussi personne ne pouvait arrêter la route de ses brutes. J'avais envie de pleurer, regrettant ma soudaine décision. Des nausées me remontaient, si bien qu'ils furent obligés de s'arrêter un instant pour me laisser prendre l'air avant de reprendre leur course de plus belle. J'étais le colis, ils voulaient une récompense. Ce ne fut que quand un autre soldat se plaça devant nous qu'ils s'arrêtèrent. Je ne compris pas de suite ce qui se passait, j'étais trop dans les vapes pour chercher à comprendre ce qui était entrain de se passer. " Lâcher cette femme, Sa Majesté le roi Nolan la veut en seul morceau. " Cette voix.. Il ne m'en fallait pas plus pour reconnaitre sa voix. Alors il me cherchait ? Ou ce n'était qu'un coup de chance. Nous étions deux contre deux. L'un des deux soldats rigola avant de prendre la parole. « Pas drôle on voulait en faire notre casse-croute. Histoire de vérifier que c'était réellement la Princesse.. Je sentis la colère me monter. Ils n'étaient que deux. Je sortis le poignard que j'avais dans ma botte, et trancha la gorge d'un des deux hommes puis poignarda l'autre sans aucune hésitation. Cet élan de courage me donna des vertiges et je dus m'assoir dans leurs sangs le temps de me remettre. Quand j'eus la force de parler, je ne relevais même pas les yeux vers lui. « Qu'est ce que tu fais là Jason ? Je doutais qu'il soit là lui aussi pour la récompense de ma chasse. J'espérais qu'il était toujours le même qu'avant et qu'il n'avait changé comme les autres. Qu'il était encore mon Jason, celui que j'aimais. Posant ma main sur mon ventre et utilisant pour me relever je me tenais droite devant lui, mes nerfs à vif et mon arme près de moi de trop peur qu'il cherche à me faire du mal. Je remis rapidement ma cape sur mon corps pour cacher ce qui était la raison de ma venue.

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Jason L. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Dim 1 Déc - 16:55


Only the beginning

Elle était là, face à moi, debout dans cette marre de sang et de poussière, le visage maculé du plasma des soldats qu'elle venait de tuer sans vergogne pour sa propre liberté. Tant de colère, qu'un instant, je m'étais demandé s'il s'agissait bien de celle que j'aimais à en perdre la vie. La guerre, la liberté nous poussait à répandre la mort pour sauver notre propre vie. Et Esméralda venait de me sauver une fois de plus, en se trouvant là au moment où j'avais le plus besoin d'elle. J'avais tellement besoin de croiser son regard, de sentir sa chaleur contre moi. J'avais tellement besoin de la retrouver pour m'assurer qu'elle allait bien.
Je n'aurais jamais du la laisser, et j'avais compris mon erreur à l'instant même où je m'étais éloigné. Je le savais pertinemment, j'aurais du revenir sur mes pas et ne plus jamais la quitter. M'enfuir avec elle une bonne fois pour toute et laisser derrière nous ce combat qui n'était plus le notre. Il y avait tellement de "j'aurais du" qui jalonnaient mon chemin, notre chemin. Oui, tellement d'erreurs qui s'accumulaient et qui nous privaient d'un destin heureux. Et tout ça par ma faute, car j'étais incapable de prendre les bonnes décisions. Seulement, sans Esméralda, je n'étais plus rien. Elle était ma vie, ma lumière, celle pour qui j'étais prête à tout les sacrifices. Mais une fois de plus, je m'étais montré lâche, espérant la protéger, je l'avais conduis dans la gueule du loup. Puis elle m'avait retrouvé. Et elle était à nouveau à mes cotés, comme si le destin nous avait réuni.

Le corps des soldats de Nolan gisaient à nos pieds, tandis que j'entendis sa voix. " Qu'est ce que tu fais là Jason ? " Mon esprit se brisa en milles éclats, alors que je faisais un pas pour m'approcher d'elle. Ce que je faisais là ? Je ne le savais même plus moi-même, j'étais si perdu, que tout me paraissait dérisoire. Telmar, la guerre, les narniens. Il n'y avait plus qu'elle qui comptait. Même mes blessures me semblaient superficielle. J'étais brisé, je ne savais plus où j'allais, mes doutes s'étaient à nouveau emparés de moi, et bien qu'essayant de la protéger, je ne savais plus quoi faire. La vie était tellement injuste. Pourquoi faut-il qu'au moment où tout va bien, le sort s'acharne contre nous ? Qu'avions-nous fait de si horrible ? Pour quels méfaits étions-nous punis ?
Lui saisissant le bras, je passais ma main sur son visage pour lui ôter la tâche rouge qui maculait ses traits si gracieux, et j'hochai la tête en signe d'incompréhension et de reniement. " Et toi Esméralda ? Pourquoi es-tu là ? Tu viens de risquer ta vie, fis-je en désignant les cadavres. Tu as conscience que nous ne sommes plus les bienvenus ici ? " Je m'enfermai dans ma coquille pour éviter de laisser paraître mes doutes. Il fallait qu'elle puisse compter sur moi, qu'elle puisse avoir une épaule sur laquelle s'appuyer, et je devais endosser ce rôle.

Les événements m'avaient changé. Bien que m'ayant déchiré, ils m'avaient également rendus plus responsable, et j'avais compris quels enjeux reposaient sur mes épaules. Je devais être un roc, pour le bien d'Esméralda, je devais lui cacher certaines choses, bien que cela ne me plaisait guère. Je détestais lui mentir, mais je ne pouvais lui avouer que je comptais récupérer le trône, et que pour cela, j'étais prêt à négocier avec Anna. Je savais qu'elle m'en voudrait, mais c'était la seule solution. Autrement, elle aurait risqué sa vie pour empêcher cela, et sa vie était pour moi la chose la plus précieuse du monde. Seulement, lorsque je croisais son regard, je ne pouvais plus dissimuler. Elle lisait en moi comme en un livre ouvert, et puis, je l'aimais tellement.
Je la scrutai un instant, et tout ce que je parvins à lire que de la colère et de la peur sur son doux visage. Oui, elle avait peur de moi. Comment pouvait-elle penser un instant que j'allais lui faire du mal ? Elle avait le droit de m'en vouloir autant qu'elle le désirait, mais jamais je ne l'aurais blesser. Pourtant, indirectement, je l'avais déjà fait, en l'abandonnant de la sorte. " Tu devrais t'asseoir, tu n'as pas l'air bien ... " Je laissais ma voix traîner, alors que mon coeur se serrait petit à petit. Un horrible sentiment s'empara alors de mon être, sans que je ne puisse m'en rendre compte. Oui, j'eus soudain l'impression qu'elle me cachait quelque chose. Une impression furtive, renforcée par cette large cape, et cette main posé sur son ventre. Mais tout cela se dissipa aussi vite que cela était arrivé, me rappelant juste que moi aussi, j'étais en train de lui mentir.
Reculant vivement, et secouant la tête, je détournai le regard et soufflai en regardant les rues désertes, qui bizarrement me semblaient méconnaissables. " Je regrette Esméralda, je regrette de t'avoir laissé. A l'instant même où je n'ai plus vu ta silhouette, je m'en suis voulu. Seulement ... "
Je ne terminai pas ma phrase, je n'y parvins pas. Incapable de lui dire tout ce que j'avais sur le coeur, comme je l'avais fait dans ce cachot, quand nous évoluions dans cette bulle d'intimité.
Aujourd'hui, tout me paraissait différent, et j'avais l'impression d'être face à une étrangère. A moins que l'étranger ne soit en réalité moi ...

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Esméralda N. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Mer 4 Déc - 12:40


Only the beginning
Qu'est ce qui m'avait prit de prendre la fuite ? Pourquoi j'étais revenue ici ? Pourquoi j'avais décidé de tenter ma chance à Telmar ? Pour finir en sang, tremblotant comme à cet instant ? J'étais devenue une meurtrière c'était donc ça mon rôle maintenant ? Mener une rébellion inexistante avec un bébé dans le ventre ? Je n'étais plus sûr, j'étais maintenant certaine d'être enceinte. Je n'avais jamais autant tremblée de ma vie après un combat, je n'avais jamais été essoufflée, et mon ventre me tordait de douleur. Mais je n'arrivais pas à oublier. A l'oublier, à oublier pourquoi j'étais venue. Pourquoi j'avais eu besoin de retrouver mes terres. Pour lui. C'était si simple pour moi, ça coule de source. Même si il m'avait laissé, même si il était parti et n'était pas venu me chercher, c'était lui, c'était une évidence. Il fallait que je reviennes, il le fallait pour moi c'était tracé. « Et toi Esméralda ? Pourquoi es-tu là ? Tu viens de risquer ta vie. Tu as conscience que nous ne sommes plus les bienvenus ici ? " .J'eus l'impression de pâlir encore plus et de perdre le contact de la terre avec mes pieds. Sa voix était si dure, si rauque, sans aucune expression que j'avais affaire à un mur sans aucun sentiment pour moi maintenant. Etais-ce possible qu'il eut oublié ? Qu'il m'avait oublié ? La colère prit possession de mon corps et je le regardais dans les yeux. « J'ai risqué ma vie pour toi. Mais tu as l'air très bien te sortir d'affaire sans moi. Et je ne suis plus la bienvenue. Puisque tu as l'air de t'être fait à cette nouvelle vie. Je m'accrochais au mur, portant en moi toute la déception qui tombait sur mes épaules. Il me semblait si différent de mon Jason. Notre histoire était-elle finit ? Terminé avant d'avoir réellement commencé ?

" Tu devrais t'asseoir, tu n'as pas l'air bien ... " Je souris sans réellement en avoir envie à ses mots. Pensait-il encore à mon bien-être ? Se doutait-il de se qui se passait en ce moment en moi ? De se qui grandissait ? J'étais certaine que non. Mais je suivis son conseil, me posant sur le sol, et me recouvrant de ma cape. J'avais froid, chaud, je tremblais, je me sentais perdre la vie comme si on aspirait mon énergie. « Qu'est ce que tu en as à faire de mon bien-être aujourd'hui ? . Je le piquais, je le déchirais, je lui faisais mal. J'en avais honte, mais je continuais. J'avais besoin de me défendre contre cet homme qui n'était plus qu'une pâle copie de Jason. Je l'avais perdu alors ? Mais comment étais-ce possible ? Qui avait réussit à le corrompre pour le retourner contre moi ? Ces belles paroles n'étaient qu'un tissu de mensonges au final ?" Je regrette Esméralda, je regrette de t'avoir laissé. A l'instant même où je n'ai plus vu ta silhouette, je m'en suis voulu. Seulement ... " Incapable d'écouter plus, je baissais les yeux. J'avais envie de pleurer, de me jeter dans ses bras, de lui avouer la vérité. J'étais de retour pour ça aussi. Pour qu'il sache. Pour voir, jusqu'ou il m'aimait, si il était à m'aider, ou si il allait fuir comme les autres auraient fuit. Je voulais qu'il me prouve que mon demi-frère, mon amour, était toujours là, qu'il n'avait fuit, qu'il restait encore un peu d'espoir dans ce visage fermé. Il me cachait quelque chose, je le savais mais j'étais trop occupée à penser à mon problème pour m'occuper du sien. « Seulement tu ne savais pas que j'étais enceinte de toi n'est ce pas... Je ne savais pas ce qui m'avait prit de lui avouer tout cela d'un coup mais au moins il savait. Il saurait que je portais un enfant de lui, que je donnerais vie bientôt, bien que ce bébé naitra dans la guerre, le sang, et sûrement sans père. Je me relevais difficilement, tibulant sur mes jambes.« Je ne suis pas venue t'implorer de revenir avec moi, de m'aider, de me sauver. J'ai compris que tu avais trouvé ta place ici. Mais il fallait que je te le dise, que tu le saches. Qu'importe les risques pour cela, tu avais le droit de comprendre pourquoi je ne tiens pas sur mes jambes, pourquoi j'ai mi tant de temps à revenir. Si tu as trouvé une place ici qui te convient, restes. Tu auras toujours une meilleure vie qu'avec moi. Et pour ce bébé, ne t'inquiète pas, je réussirais à me débrouiller. Je remis mon capuchon sur ma tête, mon temps à Telmar était terminé. J'avais fait un bon discours, avouer mes fautes, tout était dit, terminée. J'allais reprendre chemin, mais j'avais d'abord besoin d'être certaine, certaine que j'avais été différente. « Est ce que tu m'aimeras toujours ? » J'avais dix ans quand je lui avais posé cette question la première fois. Il m'avait répondu que oui, il m'aimerait jusqu'à la fin de sa vie. En tant que demi-soeur. Et aujourd'hui. En tant que femme ? En tant qu'amante ? Est ce qu'il serait capable de m'aimer toujours ? Mon visage se retournait vers le sien, ses yeux croisaient les miens, et je fus bien incapable de retenir mes larmes. Alors, mon visage se transforma en une rivière de larmes qui attendaient d'être séchées.

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Jason L. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Dim 15 Déc - 18:53


Only the beginning

Pourquoi n'étais-je pas un être ferme et sûr de ses décisions ? Pourquoi ne pouvais-je cesser de regarder derrière moi, trop préoccupée par ce que je laissais derrière mon sillage ? Je n'étais qu'un lâche, et je l'avais toujours été. Le digne fils de Miraz. Seulement, désormais tout était différent, tout avait changé, le monde avait basculé, et je ne pouvais plus me permettre de continuer à me poser toutes ces questions. A mes pieds, il y avait un royaume à feu et à sang, et il fallait que j'agisse. Pour mon peuple, et, cela m’écœurait, pour mon propre orgueil. Qu'importe ma souffrance, elle était le fardeau que je devais porter. Seul.
Toutefois, lorsqu'elle était devant moi, toute cette détermination s'envolait en fumée et je me sentais à nouveau happé dans un puits sordide, duquel je ne pouvais m'extirper. Pour elle, j'aurais pu abandonner mon royaume aux mains de Nolan. Pour elle, j'aurais pu renoncé à tout ce qui devant moi, partait lentement en miette. Et puis, cela aurait été tellement plus simple. Mais je n'avais pas le droit, je ne pouvais laisser mon peuple comme l'aurait sans doute fait mon père dans la même situation.

Pourquoi était-elle revenue ? Je lui avais laissé une chance de s'en sortir, elle le méritait tellement. Je ne voulais pas voir ce visage noirci par le poids des regrets, je n'avais plus rien à lui offrir à présent. Plus rien qu'un amour ardent, que je m'évertuais à réprimer pour le bien de la nation. Il n'y avais pas d'autre choix, elle devait le comprendre. Je devais le comprendre. " J'ai risqué ma vie pour toi. Mais tu as l'air très bien te sortir d'affaire sans moi. Et je ne suis plus la bienvenue. Puisque tu as l'air de t'être fait à cette nouvelle vie. " Elle avait l'air en colère, déçue, que j'eus l'impression qu'une lame me transperçait le coeur. Dans ces yeux, les interrogations et la peur étaient visibles, et elle s'accrochait au mur comme une âme en peine. Elle qui était si forte semblait perdue. Mais après tout, nous étions tous perdus. Tous autant que nous étions. Mais je ne voulais pas que cette flamme, au fond de son coeur ne s'éteigne. Je voulais brûler d'amour avec elle, seulement, je me contentai de baisser les yeux face à sa détresse. " Tu ne comprend donc rien Esméralda ? A moins que tu ne veuilles pas comprendre ... "  Croyait-elle réellement que je pouvais refaire ma vie ici ? Dans les ruines de notre existence ? Sans elle ? Une violente vague de chagrin s'empara de moi, et je préférai me taire, sachant pertinemment que cette voix que je voulais grave, allait se briser sans que je ne parvienne à m'exprimer.
Je m'inquiétai alors de son état, masquant par la même occasion ma peur de la savoir malade ou blesser. " Qu'est ce que tu en as à faire de mon bien-être aujourd'hui ? " Autant de mot pour me heurter, me faire culpabiliser de cet abandon. Mais avais-je le droit de la blâmer ? Après tout, je n'avais que ce que je méritais, et je ne devais m'en prendre qu'à moi-même ... Même si percevoir toutes ces offensives à mon égard me fit mal au coeur. En me perdant moi-même, l'avais-je perdu ? Que pouvait-il bien advenir de nous désormais ? " Arrêtes de raconter n'importe quoi Esméralda. Que crois-tu ? Que les événements m'ont changé ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. " Je lui tournais le dos, alors que je sentais mes nerfs prêts à lâcher. Je ne voulais pas la perdre, je ne pouvais pas la perdre. Mais quel avenir nous attendait dans ce nouveau monde dans lequel je ne parvenais à trouver ma place ?

Alors que, dans ma faiblesse, je lui avouai tout mes regrets, je contemplai son visage, qui se baissa l'instant d'après. Elle paraissait être à bout, ses yeux brillaient, et cette expression, je la connaissais pour l'avoir vu quelques mois plus tôt, dans ce cachot qui avait abrité l'un des plus beaux secrets de notre existence. Nous étions arriver au bord de la limite, nous étions déchiré à un point inimaginable, et je ne pensais pas pouvoir tomber plus bas. Jusqu'à ce qu'elle m'annonce la vérité. " Seulement tu ne savais pas que j'étais enceinte de toi n'est ce pas... "
Je sentis le sol fondre sous mes pieds, la lumière disparaître, et mon corps dégringoler dans une chute sans fin. Elle portait mon enfant. Notre enfant. Une petit être chair que nous avions conçu en partageant un amour fort. Un petit être de chair qui allait se retrouver propulsé dans un monde de guerre et de mort. Avions-nous le droit ? Serait-il lui aussi maudit ? Je n'arrivais pas à assimiler la nouvelle, bien qu'au fond de moi, une lueur d'espoir et de joie brillait de milles éclats. Alors qu'elle se relevait en titubant, je m'approchai d'elle et lui saisit les deux mains. " C'est une erreur. " Trois mots. Trois affreux mots que je regrettais d'avoir prononcé l'instant d'après. Mais trois mots qui jalonnerait le chemin de notre enfant s'il voyait le jour. " Esméralda, je ... murmurai-je, quelle vie attend cet enfant ? " Je respirais difficilement, toujours emprunt à un malaise alors qu'elle, face à moi, devait ressentir une douleur incomparable. J'avais envie de la serrer dans mes bras, de lui promettre que tout irait bien, que nous allions fuir ensemble comme nous nous l'étions promis maintes fois. J'aurais aimé être la lumière dans son ciel de ténèbres, la lueur qui l'aurait guidé sur le chemin de sa vie. Mais je n'étais pas digne de tout ça, je n'avais pas la force, car je le savais, je finirais par la décevoir.

" Je ne suis pas venue t'implorer de revenir avec moi, de m'aider, de me sauver. J'ai compris que tu avais trouvé ta place ici. Mais il fallait que je te le dise, que tu le saches. Qu'importe les risques pour cela, tu avais le droit de comprendre pourquoi je ne tiens pas sur mes jambes, pourquoi j'ai mi tant de temps à revenir. Si tu as trouvé une place ici qui te convient, restes. Tu auras toujours une meilleure vie qu'avec moi. Et pour ce bébé, ne t'inquiète pas, je réussirais à me débrouiller. " J'étais pendu à ses lèvres, à chacun de ses mots. Et je pesais le poids de ses paroles tandis qu'elle remettait son capuchon. Alors c'était ainsi, cela allait se finir de cette manière ? Je voulais la sauver, j'en crevais d'envie. Je voulais cet enfant avec elle, rien d'autre n'aurait eu de l'importance ... " C'est ce que tu crois ? Que je suis bien ici ? Que je suis devenu comme eux ? Tu veux la vérité ? Tu la veux vraiment ? Je suis là pour récupérer mon trône, NOTRE trône. Je suis là pour rétablir la paix, pour que des enfants, comme le notre, puisse grandir sans avoir peur de mourir à la guerre. Pour que notre héritage ne soit pas qu'un tas de cendre. Mais, tu es là Esméralda. Tu es là et tout est différent. " Je me mordis la lèvre, serrais les poings pour me retenir de frapper contre le mur. Je n'étais plus sûr de rien, j'aurais voulu fermer les yeux et disparaître. N'avoir jamais existé. Être comme une brises qui s'envole loin, très loin. Je lui avais fait mal, et je ne pouvais plus me supporter. Son malheur était de ma faute, tout était de ma faute. " Est ce que tu m'aimeras toujours ? " Je me rappelais du moment où elle m'avait posé la question pour la première fois. Nous n'étions que des enfants, que de simples frères et soeurs. Et aujourd'hui, elle me l'a posé à nouveau le visage ruisselant de larmes.
Réprimant un sanglot, je m'approchai vers elle pour la serrer contre moi. Je voulais la garder là, et ne jamais la voir partir. Glissant ma main de ses cheveux, je m'écartai d'elle pour lui essuyer ses larmes, avant de poser mon front contre le sien. " Toujours, et plus encore. Ne doutes pas de ça, ne doutes jamais. " Fixant ses lèvres, je me retenais à l'horrible envie de les embrasser. Elle tremblait dans mes bras, et je me brisai lentement. Je lui souris doucement, mais ce n'était qu'un sourire empli de tristesse, puis je m'écartais d'elle, et lui tournai le dos. " Mais je dois reconquérir Telmar, et je ne veux pas t'entraîner dans tout ça. C'est mon destin Esméralda, et aujourd'hui je crois ... " Je marquai un pause qui me parut l'éternité. " Je crois que tu ne peux pas en faire parti. "



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Esméralda N. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Mer 18 Déc - 14:04


Only the beginning
« Tu ne comprend donc rien Esméralda ? A moins que tu ne veuilles pas comprendre ... " " .Les rôles semblaient s'inverser. Maintenant, c'était moi qui ne comprenait plus rien, moi qui avait perdu la tête ou qui souhaitait rien comprendre. Qu'est ce que je ne comprenais pas ? Etais-je assez bête et pas assez intelligente pour savoir le but de Jason ? Non, je pensais surtout qu'il tournait autour du pot sans vouloir m'avouer pourquoi il était revenu. Mais dans mon esprit, je me demandais surtout si il ne jouait pas avec moi. Il disait qu'il m'aimait, mais il avait fuit dès que l'occasion c'était présenté. Il ne m'avait pas donné la chance d'avoir le droit à une explication et maintenant que j'étais là, que je pouvais l'écouter, essayer de comprendre, il ne répondait pas. Je n'arrivais même pas à lui répondre, je baissais simplement les yeux, honteuse de ne plus reconnaître l'homme qui se tenait devant moi. " Arrêtes de raconter n'importe quoi Esméralda. Que crois-tu ? Que les événements m'ont changé ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. Furieuse, mon regard chassa le sien, et ce fut à son tour de baisser les yeux. Oui je pensais que les événements t'avaient changés, autrement, tu ne m'aurais jamais parlé si froidement, si méchamment. Oui je pensais qu'ils t'avaient changés, car tu ne me donnais pas la preuve du contraire, tu n'essayais que de me déchirer, de m'épiner comme si j'étais une honte aujourd’hui. La honte de ta famille, de ton amour, j'étais si sale que cela ? « Je croyais te connaître. Mais le Jason que je connaissais n'aurait jamais tout fait pour retrouver un trône qu'il détestait tant. J'avais l'espoir de le faire changer d'avis, qu'il accepte de revenir avec moi. Intérieurement, je priais Aslan qu'il me pardonne pour toutes mes mauvaises intentions envers mon frère. Mon ange ne méritait pas qu'une ombre obscure s'oppose entre lui et son projet. Je devenais soudain cette ombre qu'il allait détester autant qu'il pouvait m'aimer.

C'est une erreur. " Je n'essayais même pas de me souvenir de la façon dont j'avais pu lui avouer que j'étais enceinte. Sa réponse fut beaucoup plus choquante. Beaucoup plus blessante. Je tombais impuissante sur le sol, sans m'occuper de Jason. Alors, notre enfant allait être une erreur ? J'étais la mère d'une erreur? Je me fis violence pour ne pas hurler ma peine et déchirer le silence autour de nous. Je me fis violence pour ne pas éclater en sanglots, et le détester dans tout mon corps. " Esméralda, je … quelle vie attend cet enfant ? " Impuissante, je relevais les yeux vers lui, les larmes coulant déjà sur mon visage si détruit. « Tais-toi.. Je t'en supplie tais toi. Ne parle pas de cet enfant comme s'il était d'un autre père. C'est ton enfant, c'est ton enfant que tu traites d'erreur. Et en même temps, tu me traites d'erreur... Je ne pensais pas être une erreur dans les cachots. Je ne pensais pas être si.. répugnante pour toi..   Je n'avais plus rien. Mon corps fonctionnait mais dans ma tête, tout semblait dérailler, mon coeur quant-à lui, semblait briser. Il n'y avait plus rien en moi. Sauf ce bébé, et c'était ce bébé qui me motivait à regarder Jason dans les yeux, à le fusiller et le détester. ... " C'est ce que tu crois ? Que je suis bien ici ? Que je suis devenu comme eux ? Tu veux la vérité ? Tu la veux vraiment ? Je suis là pour récupérer mon trône, NOTRE trône. Je suis là pour rétablir la paix, pour que des enfants, comme le notre, puisse grandir sans avoir peur de mourir à la guerre. Pour que notre héritage ne soit pas qu'un tas de cendre. Mais, tu es là Esméralda. Tu es là et tout est différent. Je me relevais difficilement sans comprendre. Pourquoi avoir un trône ? Pourquoi vivre heureux ? Pourquoi sauver notre enfant ? Je n'avais plus envie de cet enfant en sachant qu'il fallait sauver tout un peuple pour lui. .  « Mais quelle paix ? Nolan a tous les pouvoirs, Arizona nous a tourné le dos, et je t'ai perdu ! Je t'ai perdu et je ne te retrouverais que quand tu auras ton royaume c'est cela ? Mais qui me dit que tu n'auras pas une autre femme dans ton lit ? Et des enfants? Et que le mien ne sera qu'un batard dont tu ignoreras tout ? Et que moi, moi la petite princesse, je serais effacée des livres et ta mémoire !   Ma tête me faisait mal, mes tympans frappaient, cognaient, je respirais encore difficilement, sans sentir que j'allais perdre pied. Je ne pouvais pas, je n'arrivais pas à me faire une raison à ce que je venais de dire.Car je savais que tout cela était le futur , la vérité, nous, nous deux, nous étions un avenir incertain sans aucune chance de survivre. Pourtant, nous avions le destin entre nos mains.. Mais nous étions encore trop fragiles, fait d'argiles pour survivre.

Dans un élan, je réussis à me souvenir d'avant. De nous enfants, de notre vie, de nos joies, nos sourires.. C'est ainsi que ma demande sortit si naturellement de ma bouche. Pendant quelques secondes je me rappelais de ce moment de ce bisou sur le front qu'il m'avait fait, tel un frère protecteur comme il l'était. Lorsque son corps brûlant se colla au mien, il me fallut plusieurs secondes avant de comprendre ce qui m'arrivait. Pourtant, de toutes mes forces, je me tenais à ses bras solides et puissant, et rassurer par ses mains dans mes cheveux, j'avais l'impression de revenir quelques mois en arrière quand ni la guerre, ni le sang, ni le pouvoir ne se mettaient entre nous." Toujours, et plus encore. Ne doutes pas de ça, ne doutes jamais. " Je passais ma joue contre ses doigts chaud qui me redonnaient un peu d'espoir. Ses yeux dans les miens, je croyais à ses mots comme si il avait toujours eu raison.« Alors ne me laisse plus. » Mais son étreinte fut brisée aussi rapidement qu'elle avait commencé et il me tourna une nouvelle fois le dos. " Mais je dois reconquérir Telmar, et je ne veux pas t'entraîner dans tout ça. C'est mon destin Esméralda, et aujourd'hui je crois ... Je ne comprenais pas ce qu'il disait, et la pause qu'il venait de marquer ne me semblait pas être bonne. Mon coeur se serrait tandis que sa voix remplit mon esprit. . " Je crois que tu ne peux pas en faire parti. " Je l'avais senti arrivée comme un boulet de canon. Je l'avais senti comme je sentais mon coeur tombé en lambeaux, mais cette fois, sans se réparer. Je croyais que nous avions « notre » destin et qu'il ne serait jamais défait. Mais voilà, il venait de briser ma vie. Il venait de briser mes rêves et mes idées. Il venait de briser ma vie. Ce fut un tel choc, que lorsque mes jambes lâchèrent sous mon poids, je n'essayais même pas de me retenir. Quand mon corps toucha le sol, je ne compris même ce qui se passait. Et quand ma tête cogna bruyamment contre les dalles de pierres, je ne sentis pas le sang se rependre dans mes cheveux. Je ne sentis que mes larmes couler d'avantage sur mes joues, mes lèvres s’entrouvrirent pour essayer de parler sans réussir, et mon ventre, mon ventre se nouer.. Et le bébé. Le bébé qui devait grandir et vivre, je sentais qu'il ne suivait plus. Que lui aussi avait été touché par cette nouvelle, et que lui aussi commençait doucement à perdre la vie. Comme moi, comme sa mère. Comme celle qui venait d'être détruite par l'amour, alors que j'avais été la première à préférée les hommes d'une nuit au lieu d'un homme pour la vie. Mais Jason avait tout changé, Jason m'avait bouleversé. En m'accrochant, en croyant, en espérant ses paroles, je mettais perdu, je nous avais perdu, le bébé, lui et moi. En naissant princesse j'avais perdu mes chances d'avoir une chance d'être heureuse. Et dans la belle nuit éclairée de Telmar, dans le sang des soldats qui avaient été tués, je tombais dans un gouffre sans fin. Je tombais sans essayer de revenir vers mon corps. Je tombais sans espérer remonter. J'espérais que la mort était moins douloureuse que la vie. Au dernier moment, je vis l'ombre au dessus de moi, je compris que Jason n'était pas parti. Mais qu'il ne revenait pas non plus. Qu'il avait choisit sa vie, et l'acceptait. Qu'il préférait comme son père, un royaume à une famille. Et que moi, j'avais cru voir du bon en lui. Mais que finalement ce n'était que foutaise. Que notre amour, je le pensais plus fort que tout, plus fort que les guerres. Et que sur ce point, je mettais aussi trompée. Mon avenir semblait tracé, j'allais mourir parce que je l'avais décidé. Parce que, rien ne me retenait sur Narnia. Sauf peut-être encore, ce fichu espoir qui aurait du être détruit avec Jason. Mais non, cet espoir résidait encore. Il vivait encore. Alors, mes yeux se fermèrent, et cet espoir, malgré que j'eus l'impression de mourir, je compris qu'il y avait là aussi, un espoir pour que je revienne. Pour que je lui revienne.

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Jason L. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Sam 25 Jan - 11:13


Only the beginning

Assis dans l'obscurité, je contemplais son corps étendu qui se soulevait au rythme lent de sa respiration. Toute la tension dans mon corps n'était pas encore descendu, et des larmes de tristesse, et peur, mais aussi de profonde souffrance continuaient de couler le long de mes joues sans que je ne puisse le contrôler. Sans que je n'eus envie de le contrôler. J'ai eu si peur, si peur. Et à présent tout était fini. La soigneuse qui s'était occupé de mon Esméralda avait été claire, le sang qui avait coulé entre ses jambes affirmait l'irréparable. Notre bébé était mort. Je l'avais tué. Oui, tout était entièrement ma faute. Ma faute. En voulant sauver la femme que j'aimais, j'avais détruit son existence. Ce petit être que j'aimais déjà nous s'était envolé avant même de nous avoir rejoins. Mais qu'avais-je fait ? Je n'étais qu'un monstre, un horrible monstre. Une profonde vague de colère m'avait gagné, et désormais, ne me quittait plus. J'en voulais au monde entier, mais surtout à moi-même. Et plus je la regardais, plus je désirais fermer les yeux pour le plus jamais les ouvrir. Oui, je n'avais pas seulement tué mon enfant, j'avais également brisé le coeur de la seule personne qui comptait plus que tout au monde. Et inlassablement, je pleurais en la regardant si paisible, dormant et attendant son réveil. Comment allais-je lui avouer cette si affreuse nouvelle ? Comment allais-je pouvoir la regarder à nouveau dans les yeux ? Comment, bon sang comment !
Agitant la tête, je posais mes mains sur mon visage épris d'un sanglot incontrôlable. Intarissablement, mon cerveau passait en revue toute les images de notre entrevue, tout les mots blessants qui venaient se fracasser contre mon coeur blafard et fissuré, et tout les sentiments que j'avais pu distinguer à travers le regard profond et meurtri d'Esméralda. Lorsqu'elle m'avait affirmé ne plus me reconnaître, j'avais préféré me taire. Elle avait raison, terriblement raison. Je ne savais pas pourquoi, mais je ressentais le besoin de reconquérir le trône. Mais à présent, tout cela était fini, rien n'avait plus d'importance. Qu'étais-je en train de devenir ? Je n'étais plus à la hauteur d'Esméralda, non, plus du tout. J'avais également préféré le silence quand elle m'avait accusé de la traiter d'erreur. Elle n'avait pas compris. Elle n'était pas une erreur, ni elle, ni cet enfant. C'était moi l'erreur ! Moi et moi seul. Je n'aurais jamais du l'entraîner dans ce drame, je n'aurais jamais du lui avouer cet amour ardent. Il m'aurait fallu fuir, souffrir en silence et lui laisser profiter de sa vie ! Voilà l'erreur. Voilà ce qu'il m'avait fallu lui dire. Mais j'avais été impuissant, une fois de plus, j'avais été lâche. Tellement et horriblement lâche. Elle souffrait et j'en étais l'unique responsable. Je l'avais blessé physiquement, mais aussi mentalement, où les plaies étaient sans doute impossible à refermer.
Enfin, elle m'avait parlé de la paix, de l'avenir, avant que je ne lui fasse ma fatale déclaration. Face à tout ces mots, je n'avais pu prononcé qu'un simple "non" . Un instant, j'avais pensé faire marche arrière et m'enfuir avec elle. Mais quelque chose dont j'ignorais la source m'avait empêcher de faire quoi que ce soit, et les mots s'étaient échappés de ma bouche, alors que je voulais juste la supplier de rester toujours à mes cotés. Je l'aimais, je l'aimais tellement.

Je me levais de mon siège pour m'asseoir sur le rebord du lit, et poser une main sur son visage, que je caressais doucement. " Je suis désolée Esméralda, murmurai-je. " Elle vivrait, mais quelle vie l'attendrait ? Lorsque je l'avais vu s'effondrer au sol dans la marre de sang des soldats qu'elle avait achevé, tout mon monde était parti en fumée. La mort semblait s'être étendue au dessus de nous, omniprésente, et je n'osais imaginer ce qu'Esméralda devait ressentir. La soigneuse me l'avait avouer, elle n'avait aucune envie de se battre, aucune envie de s'en sortir, mais malgré elle, le sommeil éternel ne viendrait pas la cueillir aujourd'hui. Je ne voulais pas le perdre, je ne pouvais pas la perdre, mais que pensait-elle à cet instant précis ? Son sommeil était-il paisible ? Ou bien souffrait-elle de ce mal dont je l'avais accablé ?
La porte s'ouvrit lentement et je vis la soigneuse apporter un peu d'eau pour la passer sur le visage de ma soeur. Par chance, j'avais encore quelques appuis à Telmar, des citoyens ralliés à Nolan pour leur survie, mais leur coeur battant encore pour les Miraz, souverains légaux de ces terres. C'était l'un de mes anciens soldats qui nous avait abrité dans sa chambre, sa femme, soigneuse avait porté secours à Esméralda. Je la remerciai avec un sourire de gratitude, et à sa sortie, je sombrais à nouveau dans un chagrin dévorant.

Posant mes deux mains sur ses joues et mon front sur le sien, mes larmes glissaient contre ses joues, tandis que je sentais sa faible respiration sur ma peau. Les images de notre nuit dans le cachot me revenait tel l'écume salée de l'océan, et ma voix se brisa, presque inaudible. " Je ne voulais pas que cela se passe ainsi. Je ... J'aurais voulu fuir, mais je n'en avais pas le droit ... Je t'aime Esméralda, je t'aime tellement que ça en devient effrayant. Mais ... J'ai des devoirs, je suis né avec des devoirs. Je ne peux pas être égoïste, je ne peux plus l'être ... " Une nouveau sanglot se secoua la poitrine, alors que je poursuivrais mon monologue. " J'espère que tu me pardonneras, parce que moi, je ne pourrais jamais me pardonner. Je suis un idiot, un monstre, mais je ne peux plus être lâche. " Peu à peu, mes pensées m’emmêlèrent à nouveau. J'oscillai entre mon coeur et ma raison, mon seul et unique désir, et mon devoir, celui d'un souverain, ce que je ne voulais jamais devenir mais en quoi, lentement, je me transformais. Et subitement je pensais à mon père. Je l'avais toujours considéré comme un tyran, mais avait-il toujours été ainsi ? Avait-il un jour pu être comme moi ? Un jeune homme perdu qui hésitait entre ses sentiments et son pouvoir, contraint d'abandonner la chose qui comptait le plus à ses yeux ? Et s'il avait pu être dans la même situation que moi à cet instant, cela signifiait-il que j'étais destiné à finir comme lui ? Il y avait de la fatalité dans ma vie, dans nos vies. Une sorte de malédiction que nous nous traînions de père en fils, pour la simple et bonne raison que nous avions envahi des terres qui ne nous appartenaient pas, massacré un peuple pacifique, et qu'aujourd'hui encore nous perpétuions des crimes sans le moindre remord. Mes enfants auraient-il le même destin ? Ah ! Mon enfant, je venais de le perdre, en même temps que j'avais perdu mon âme soeur. Je ne pus m'empêcher de l'imaginer, ce petit bonhomme, je le sentais, il aurait été un garçon, fier, intelligent et bienveillant. Esméralda lui aurait appris à monter à cheval, je lui aurais appris à se battre. Nous aurions vécu heureux ensemble et loin de tout, comme dans une légende magique. Une légende qui n'existait pas et qui n'existerait jamais par ma faute. " Je suis désolé, tellement désolé, répétai-je avant de m'écarter d'elle et retourner sur mon siège pour l'observer dans l'obscurité. "
L'obscurité, le seul lieu dans lequel j'avais le droit de me trouver. Notre amour avait été consumé par les ténèbres, consumé par la guerre, consumé par moi-même, et à présent, il n'y avait plus que la colère dans mon coeur.



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Esméralda N. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Mer 5 Fév - 14:49


Only the beginning
La vie était donc faite ainsi. Un fleuve calme, sans aucun tumulte, et du jour au lendemain tout basculait.  Rien ne nous laissait une seconde chance. On devait seulement faire avec.

J’avais l’impression de voler. De voir le monde d’une nouvelle manière. J’étais comme vide, sans cœur. Je regardais autour de moi, il n’y avait que du vide. Du noir, rien qui ne pouvait me montrer de l’espoir. Finalement, j’avais tout perdue. Perdue mon royaume, ma famille, mon bébé. Car oui je le savais déjà. Même si j’étais totalement inconsciente, je n’avais pas ouvert les yeux, sans aucune parole, mais j’entendais. J’écoutais. Je me surprenais à entendre sans réussir à faire un seul commentaire. J’avais compris seulement deux mots. « Perdu bébé. ». J’étais assez intelligente pour comprendre qu’il était mort, que tout était fini. Ce qui me faisait pour le plus mal, qui me faisait le plus souffrir, c’était de savoir que tout était la faute de Jason. Ce n’était qu’une simple vérité, et j’entendais pourtant qu’il était resté près de moi. Qu’il était encore près de moi à marcher, respiré, parler. Je ne comprenais pas ce qu’il pouvait dire, mais je me fichais pas mal car pour moi, la décision était prise. Dès mon réveil je lui annoncerais cette nouvelle. Cette décision si difficile, mais ce sacrifice qui lui sauvera et lui rendra sûrement la vie plus facile.

Le sol commençait à se briser sous mes pieds et je savais qu’il était temps de prendre une décision. Vivre ou Mourir. Survivre ou se laisser emporter. Je respirais une dernière fois l’air si pure de cet univers parallèle, puis j’accueillais avec peur le retour vers la vie. Le retour vers lui.

Ce fut comme reprendre possession de mon corps. Je rentrais dedans sans pour autant qu’autour de moi on le remarque. Je bougeais un peu les doigts le temps de me rappeler les dernières sensations que j’avais pu ressentir avant de partir. De la peur, de la haine, de la colère, mais parmi ce chaos, il y avait toujours de l’amour. Au loin, je revoyais ce cahot, ce bonheur de ses minutes volées en sa compagnie. Je décidais une nouvelle fois de refermer la clé autour de ce moment en priant pour qu’il ne réapparaisse jamais. Je suis désolé, tellement désolé. Ce n’était qu’un murmure près de mon cœur, des excuses, encore des excuses, toujours les mêmes mais jamais je n’avais le droit à un nouveau geste, à un geste qui pouvait me prouver que ses paroles étaient réellement sincères.

J’avais bien appris une chose en ayant perdue la vie. C’est qu’à partir de maintenant, je serais une simple coquille vide. Il n’y aurait plus jamais d’amour, ni de bébés ou de Jason. Maintenant, j’allais me battre pour mon propre camp, me fier à mon instinct et prendre les décisions moi-même. Personne ne me dicterait ma conduite, personne ne me dirait « fait ça. », non, aujourd’hui c’était fini. J’avais survécu. Aslan m’avait donc trouvé un autre rôle pour la suite des évènements. J’allais suivre ce rôle. Tout ce qui pouvait être autour de moi, dorénavant c’était du passé. Bien sûr, la perte de mon bébé ne cicatriserait sûrement jamais. Les souvenirs avec  Jason et les images de notre avenir, non plus. Mais cela m’avait tué, cela m’avait rendu faible, minable. A partir de maintenant, c’était pour moi. Et j’allais me battre contre mon propre amour. J’allais suivre mes idéaux, suivre ma voix. Qu’importe ce que je devais faire pour cela. J’étais prête à tout. Sûre de moi, j’ouvris les yeux.

La pièce était toute sombre, éclairée par une seule bougie prêt de mon visage. Je n’avais pas besoin e tourner la tête pour savoir qu’il était assis dans l’obscurité, qu’il était là à me regarder, ronger de nouveaux remords plus insupportables les uns que les autres. Je n’étais pas fatiguée, je ne ressentais aucunes douleurs. Je me redressais dans mon  lit, et me levais même sur le matelas, face à face. Face à mon passé.  Je savais que j’étais ma peau était aussi blanche la neige, que mes cheveux qui glissaient sur mes épaules, pouvaient cacher mes seins nus, et que le drap cachant mon bas de corps ne l’intéressait plus. Ce qu’il vit en premier ce fut mon regard. Un regard qu’il n’avait sûrement jamais vu. Un regard de défi, de battante, mais surtout plus le regard doux et amoureux qu’il avait connu. « Va-t-en. » . J’avais déjà perdue trop de temps avec lui, trop de temps à pleurer en le croyant mort, à pleurer en le voyant partir au combat. Je l’aimais certes, mais il m’avait bien fait comprendre que notre amour était impossible. Qu’entre nous, tout était fini bien avant d’avoir débuté. « Pas la peine de me le dire. Je le sais déjà. Notre bébé est mort. Va-t-en. » Son visage fut marquée par la stupéfaction. Mais je n’avais pas terminée, ça non, j’avais encore beaucoup de chose à lui dire, à lui faire manger pour qu’il souffre comme moi j’avais pu souffrir. «Tu deviens comme lui. Tu es comme ton père. Tu laisses un amour pour un royaume et du pouvoir.  Et bien tu sais quoi ? Fait. Vas-y prends le ton royaume gouverne comme un tyran mais regarde moi bien, Louka.» Son deuxième prénom. Le prénom que j’avais pensé pour un fils. Le prénom que j’utilisais pour nos jeux quand on était petits, quand on voulait utiliser des noms de code. Nolan et Louka. Tout ça aussi c’était du passé c’était fini. Je me levais sans tomber, sans tremblement. Totalement nue, j’approchais mon corps du sien, me tenant à son siège. « Regarde moi bien car c’est la dernière que tu me vois. Maintenant, je vais partir et surtout je vais te haïr comme tu voulais que je te haïsse. Je vais te haïr pour m’avoir fait perdre mon bébé, pour m’avoir rendue vulnérable. Pour avoir rendu à l’ancienne Esméralda une part d’humanité. Mais sache bien une chose. J’ai faillit mourir et ça m’a montré à quel point j’ai été stupide de croire en toi. Maintenant ce sera toi contre moi. Tu auras beau avoir tout l’or du monde, je resterais te hanter jusqu’à la fin de tes jours, je torturerais jusqu’à ce que tu vives ce que j’ai vécu. » Je marquais une pause pour que chaque mot, chaque syllabe tape bien contre ses oreilles et qu’il prenne connaissance de la bêtise qu’il avait fait. «Et retiens bien ça. Le jour où tu auras ce trône je serais là. Mais je serais là pour te détrôner. Pour que tu comprennes bien ce que c’est d’être seul, perdu, sans aucune raison de vivre.» Je me repoussais et prenais un long châle que je posais sur mes épaules et que je fermais avec une aiguille posée sur la table. J’enfilais ensuite mes bottes, et attachait ma crinière brune en une longue queue de cheval qui retombait dans mon dos. «Maintenant tu sais ce que je vais faire ? Je vais redevenir la Esméralda, la Putain que le royaume connaissait si bien. Car il faut le croire, il n’y a que le sexe qui fait perdre la tête aux hommes de pouvoir. Et surtout, je vais à mon tour me battre, mais pas pour toi, oh non, tu vas te débrouiller tout seul maintenant. » J’approchais de la porte sans qu’il ne puisse bouger de sa chaise. Trop choqué, trop perdu, je ne savais pas, mais au moins j’avais tapé fort. Je l’avais marqué et je l’avais bien fait. « Je pars pour les îles Solitaires. Je reviendrais ici dans à peine une semaine. Et dans une semaine, je serais redevenue une princesse aux yeux de tous. Parce que je vais récupérer mon rang et ma fierté auprès du pire homme qui puisse exister. Même pire que toi. » Je poussais la porte, le froid s’infiltra autour de moi aussi que le vent qui fit voleter mes cheveux. « Adieu Jason. Tu peux être fier, tu as été le seul à me briser le cœur. Mais je te remercie tout de même de m’avoir fait croire pendant un temps à l’amour. Car tu serais l’unique que je connaitrais. » Sur ses paroles, je sortis, le laissant seul et volant vers le port pour trouver un bateau qui puisse m’emmener aux îles solitaires, trouver Nolan.


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Jason L. Miraz
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MessageSujet: Re: Only the beginning ♣ Esméralda Mer 12 Fév - 22:22


Only the beginning

Doucement, tout doucement, j'émergeais du flot amer qui m'avait noyé. Le soleil venait taquiner ma peau, mais un mauvais goût semblait bien ancré à mon palet. J'étais incapable de remettre en ordre le fil de mes pensées, ni même ordonner mes derniers souvenirs. Un brouhaha indiscernable, où une seule chose apparaissait clairement. La souffrance. Comme un coup de poing dans le ventre, elle m'avait cueilli jusqu'à ce que j'en crache mes tripes. J'avais vomi mon existence, et rapidement, j'avais quitté ce monde. Oui, j'étais mort, enseveli par les propos venimeux de celle qui demeurait la plus importante à mes yeux. Et à présent j'errais dans les limbes, comme pour purger une peine interminable.
Elle venait de me détruire. Esméralda m'avait réduit à néant, contraint au silence jusqu'à la fin de mes jours. Et à vrai dire, la douleur la plus vive, c'était de savoir que je l'avais déçu, que je lui avais fait du mal, et qu'à présent elle me détestait. Et les souvenirs entremêlés de cette ultime adieu me rongeaient lentement l'esprit, imprégnant ma mémoire.

Je la regardais. Dormant sur ce lit douillet, je la contemplais comme si elle eut été une déesse, alors que des larmes glissaient sur mes joues, me brûlaient la peau. J'étais consumé par ma souffrance, par la haine de moi, et par les regrets. Les remords s'inséraient violemment dans mon esprit, et tout me paraissait dérisoire. J'avais fait tout ça pour la protéger, pour lui offrir un monde aux paix où nous pourrions enfin être heureux, ensemble, loin de cette agitation que je ne supportais plus. Mais à trop vouloir la protéger, je m'en rendais compte à présent, je l'avais perdu. Définitivement. Et cela m'était insupportable. La colère en moi, contre moi gagnait en puissance, tandis que je regardais son ventre se relever et s'abaisser au rythme lent de sa respiration. Se battait-elle pour survivre ? Je l'ignorais, et j'avais la certitude que mes derniers mots l'avaient poussé vers un gouffre sans fin. Ces mots. Comment avais-je pu prononcer de telles paroles ? Comment ? J'avais tout foutu en l'air une fois de plus, j'avais laissé le conflit en moi prendre une place trop importante et à nouveau il grignotait mon âme, comme une maladie incurable. Mais le pire de tout, j'avais blessé Esméralda. Je l'avais blessé mentalement, mais aussi physiquement. Notre enfant, j'avais tué notre enfant. Je ne le réalisais pas, je ne pouvais y croire, je ne pouvais le concevoir. J'étais un meurtrier et ... Tout ça n'avait plus aucun sens. Ma vie n'avait plus aucun sens.
Les larmes aux yeux, je lui parlais pensant qu'elle ne m'entendait pas. Mais plus je me confondais en excuse, plus je prenais conscience de ces erreurs là. Et je m'en voulais encore d'être égoïste, de ne penser qu'à moi, alors qu'à mes cotés, Esméralda s'éteignait à petit feu. Que pouvait-elle bien ressentir à cette instant précis ? Dans quelle monde évoluait-elle ? Et avait-elle envie de revenir parmi nous ? Près de moi ? Je le savais pertinemment, l'âme de celle que j'aimais se brisait autant que la mienne à cet instant précis. Par ma faute. Alors je me terrais dans le noir, comme pour me confondre à l'obscurité, comme pour disparaître. Remonter le temps, retourner dans ce cachot. Qu'est-ce qui avait changé depuis ce temps-là ? Qu'est-ce qui s'était brisé au fil de notre histoire ? J'aurais vendu mon être pour réparer mes torts, mais j'avais la certitude que le problème résidait en moi, en une peur horrible, celle de faire souffrir l'autre. J'avais lutté pour que cela ne se produisent pas, seulement... J'avais échoué.

Un doigt s'agita doucement, tandis que mon souffle se coupa à cette vision. Elle était en vie. Mais quelle vie ? Quel prix ? Le prix du sang, de les larmes salées. Je demeurais immobile, retenant ma respiration, telle une statue de pierre. Le temps s'était figé autour de nous, et je n'osais m'approcher d'Esméralda de peur de lui faire de mal. Elle était comme une poupée que je venais de briser, et je m'en tenais éloigné pour éviter de reproduire mon erreur. Je ne ressentais même pas l'envie de l'étreindre. J'étais sale, terriblement sale face à la pureté de son amour, et quelconque contact l'aurait souillé. Je préférais continuer de la fixée à l'affût du moindre mouvement. Une terrible impression planait au dessus de nous deux, surtout au dessus d'elle, comme si elle était en train de se transformer doucement. Oui, c'était exactement ça, une force avait pénétré la chambre, s'était infiltré sous la peau de ma soeur, et rejoignait jusqu'à sa racine profonde pour s'y associer. Les minutes semblaient interminables, et finalement, elle ouvrit les yeux.

Il n'y avait qu'une misérable bougie qui nous éclairait, mais ce n'était pas plus mal, les monstres n'ont pas le droit à la lumière. J'étais d'ailleurs même tenté de remettre mon capuchon, pour m'y dissimuler dessous, pour me cacher de son regard inquisiteur. Esméralda occupait tout l'espace par sa présence. Elle demeurait allongée, je sentais son esprit porté sur le mien. Cette connexion, nous l'avions toujours eu. Avant quand tout était simple. Elle se releva alors, et je fus happé par son regard. Elle était en train de m'hypnotiser, si bien que je ne vis pas tout de suite le drap glisser sur sa peau nue, ni ses seins ronds et fermes que j'avais goûté dans notre moment d'intimité. C'était une évidence, elle n'était plus la même. Je le voyais dans ses yeux, si durs, emplis de rage, un regard de battante. Et surtout, un regard vide de tout amour à mon égard. Non, elle ne m'aimait plus, et je perdais pied en prenant conscience de cela. Je le comprenais à présent, cet échange serait sans doute le dernier. Nous étions arrivé à la fin d'une histoire, de notre histoire. Non ! Non ! Pas comme ça, pas par ma faute ! Tout ne pouvait pas s'arrêter ! Par pitié non ! Je voulais hurler, hurler à en faire trembler les murs pour la conjurer de me pardonner. Elle n'avait pas prononcé le moindre mot, toutefois son regard en disait long.

" Va-t-en. " Trois mots, trois terribles mots, et je restais muet. C'était surtout la manière dont elle l'avait pronconcé qui me déchira. Chaque parole était comme une lame de glace qui s'enfonçait dans mon corps, j'avais devant mes yeux l'étendue de mes erreurs. C'était fini, l'amour n'était plus partagé. " Pas la peine de me le dire. Je le sais déjà. Notre bébé est mort. Va-t-en. " Un nouveau coup de poing dans mon estomac. Et la surprise sur mon visage. Si froide, si dure, je ne l'aurais jamais imaginé comme ça. C'était une toute autre Esméralda que je découvrais, et dont j'ignorais l'existence. C'était égoïste, mais j'aurais préféré la savoir triste, cela aurait voulu dire que je comptais encore à ses yeux. Ce n'était pas le cas. Il n'y avait rien à ajouter. Elle me parlait d'une voix rude et glaciale. Je voyais la colère, la haine même à mon égard. Mon coeur vola en éclat, et mes membres commençaient à ne plus répondre à mon esprit. " Tu deviens comme lui. Tu es comme ton père. Tu laisses un amour pour un royaume et du pouvoir. Et bien tu sais quoi ? Fait. Vas-y prends le ton royaume gouverne comme un tyran mais regarde moi bien, Louka. " Encore un coup. Plus fort encore. Elle m'avait appelé Louka, mon second prénom, mon nom de code lorsque j'étais enfant. Elle était Nolan, et j'étais Louka. Repenser à ses souvenirs était une torture que je ne pouvais pas supporter. Je gémis, l'estomac au bout des lèvres. Je ne pouvais plus avancer, reculer, j'étais bloqué. Incapable de parler de faire quoi que ce soit. Je l'écoutais simplement. J'absorbais chacun de ses mots qui déversaient leur poison dans mon corps. Elle me comparait à Miraz, qu'elle avait pris soin de désigner comme mon père. Pourtant il était le notre, malgré le fait qu'on le nie, qu'on le refuse, c'était ainsi. Mais elle avait raison. Tout ça, je le savais. Je marchais dans ses traces, bien que mes motivations soient différentes. En réalité, j'étais même pire que lui, car j'avais détruit ma famille, ma future famille qui n'existerais sans doute jamais. " Regarde moi bien car c’est la dernière que tu me vois. Maintenant, je vais partir et surtout je vais te haïr comme tu voulais que je te haïsse. Je vais te haïr pour m’avoir fait perdre mon bébé, pour m’avoir rendue vulnérable. Pour avoir rendu à l’ancienne Esméralda une part d’humanité. Mais sache bien une chose. J’ai faillit mourir et ça m’a montré à quel point j’ai été stupide de croire en toi. Maintenant ce sera toi contre moi. Tu auras beau avoir tout l’or du monde, je resterais te hanter jusqu’à la fin de tes jours, je torturerais jusqu’à ce que tu vives ce que j’ai vécu. " Nue, elle s'était approché de mon siège comme une tigresse prête à fondre sur sa proie. Son corps aussi beau était-il m'effrayait à cet instant précis. Esméralda m'effrayait. Elle ne me laissait le temps d'encaisser ses paroles que déjà un nouveau flot s'abattait contre moi. Je me noyais dans ces mots qu'elle prenait soin d'articuler. Cela semblait interminable, et je ne percevais que quelques brides. Pourtant le sens était clair dans mon esprit.

Cette fois-ci, les larmes redoublaient d'intensité. Je sanglotais comme un gamin en l'attendant affirmer qu'elle me haïssait. Cette fois-ci cela avait été formulé. Prononcé et gravé dans l'histoire. Je l'avais déçu, je l'avais rendu vulnérable, et je ne pouvais lui en vouloir. La où elle se trompait, c'était qu'elle me hantait déjà. Elle m'avait hanté à l'instant même où je m'étais rendu compte que je l'aimais. Ce n'était pas dans ce cachot. Je m'étais réfugié dans l'illusion, pourtant c'était avant cela. Oui, je l'avais su, quand les narniens me l'avaient enlevé. Et à nouveau elle s'envolait loin de moi. Et j'en étais responsable. La haine. La haine, et encore la haine. " Et retiens bien ça. Le jour où tu auras ce trône je serais là. Mais je serais là pour te détrôner. Pour que tu comprennes bien ce que c’est d’être seul, perdu, sans aucune raison de vivre. " Elle m'achevait. Le coup fatal était sur le point d'être porté. Elle me posait face à mon avenir et je le détestais déjà. NON ! NON ! me criait mon esprit. Je ne pouvais croire ce que j'entendais, je ne pouvais concevoir qu'elle me haïssait à ce point. Où était Esméralda ? Où avait-elle disparue ? L'avais-je tué également ?
Elle s'habilla avec un châle, enfila ses bottes, attacha sa si belle chevelure alors que je la regardais faire, ma vision brouillée par mes larmes. J'agitai les larmes. " Esméralda... " Un murmure et le sang battant dans mes tempes. Nous étions arrivé à la limite. Esméralda l'avait franchi et elle s'apprêtait à m'y poussait à mon tour. " Maintenant tu sais ce que je vais faire ? Je vais redevenir la Esméralda, la Putain que le royaume connaissait si bien. Car il faut le croire, il n’y a que le sexe qui fait perdre la tête aux hommes de pouvoir. Et surtout, je vais à mon tour me battre, mais pas pour toi, oh non, tu vas te débrouiller tout seul maintenant. " Je l'écoutais sans l'écouter. Son poison m'avait déjà paralysé, et je la regardais s'approcher de la porte sans pouvoir bouger. L'imaginer avec un autre homme me donnait la nausée autant que cela faisait naître une forme de colère intense, maladive. Mais les mots s'amassaient sans que je ne les digèrent. Je le voyais le temps d'une seconde, elle avait conscience de m'avoir détruit, de m'avoir perdu, et c'était exactement ce qu'elle voulait. J'avais sombré, il était trop tard. " Je pars pour les îles Solitaires. Je reviendrais ici dans à peine une semaine. Et dans une semaine, je serais redevenue une princesse aux yeux de tous. Parce que je vais récupérer mon rang et ma fierté auprès du pire homme qui puisse exister. Même pire que toi. " Nolan. Le seul mot qui me vint. Non, elle ne pouvait faire ça, elle ne pouvait pas risquer sa vie, sa conscience auprès de ce monstre. Esméralda n'était plus. Celle que j'avais connu n'était définitivement plus. Je m'en voulais tellement d'avoir créer cette personne qui était en face de moi, dénuée de tout amour car trahis par celui-ci, qui risquait la vie de la personne encore douce qui sommeillait en elle.
Elle poussa la porte, le vent souleva ses cheveux, et j'étais toujours bloquée, comme si mon cerveau et mon corps n'étaient plus reliés. " Adieu Jason. Tu peux être fier, tu as été le seul à me briser le cœur. Mais je te remercie tout de même de m’avoir fait croire pendant un temps à l’amour. Car tu serais l’unique que je connaitrais. " Et je la vis disparaître.
NON ! NON ! Cette fois-ci, j'arrivais à bouger, comme touché par la foudre. Je me jetais vers la porte, sans l'ouvrir, espérant qu'elle ne soit pas trop loin, qu'elle allait pouvoir m'attendre. " Esméralda. Tu as raison. Pour tout ce que tu as dit. Je suis comme Miraz car je suis un Miraz. Mais mes motivations sont différentes. Tu refuses de comprendre que c'est pour toi que j'ai fait tout ça, tu refuses de penser que quelqu'un puisse se battre et se sacrifier pour toi. J'ai commis des erreurs, je n'ai pas fait les choses dans le bon sens, mais avec toi, je n'ai jamais manqué de sincérité. J'ai toujours été franc pour la simple et bonne raison que tu es la meilleur chose qui me soit arrivée. Je ne vais pas te demander de rester avec moi, même si j'en ai envie. Mon combat, s'était justement pour que tu me fuis, pour que tu sois protégée. Mais pas de cette manière. Seulement les choses se sont passées ainsi. Alors tu peux me haïr, tu peux cracher sur ma personne tant que tu le veux. Je suis un monstre, un meurtrier, mais ... Je vais te parler comme le frère que j'ai été avant que d'être ton amant. Ne te punis pas toi-même pour me faire payer mes erreurs. Tu crois que devenir une garce va te sauver ? C'est faux, totalement faux. Tu vas te perdre toi même, tu vas aller jusqu'au bout d'un chemin duquel tu ne pourras revenir. Si tu veux tout reprendre à zéro, loin de moi, fais-le. Mais ne te sacrifie pas. Tu crois que tu vas pouvoir manipuler Nolan ? Tu te trompes Esméralda, tu vas seulement te mettre en danger. Alors pars, vas-y mais réfléchis. Je suis persuadé qu'au fond de toi, la véritable Esméralda vis encore et est morte de peur à l'idée que tu la livres à Nolan. "
Et je me préciptais vers le couloir pour la rattraper. Mais l'obscurité du couloir vint me dévorer, comme une grande gueule de loup. Vide.

Doucement, tout doucement, j'émergeais du flot amer qui m'avait noyé. Le soleil venait taquiner ma peau, mais un mauvais goût semblait bien ancré à mon palet. J'étais incapable de remettre en ordre le fil de mes pensées, ni même ordonner mes derniers souvenirs. Un brouhaha indiscernable, où une seule chose apparaissait clairement. L'espoir. Je ne pouvais pas renoncer, je n'avais pas le droit de renoncer. Je devais la retrouver, et la ramener à la vie. Elle, Esméralda. Alors je lançais ma monture au galop, fondant en direction du ports, prêt à rejoindre les îles, prêt à rejoindre mon seul et unique amour.

_________________

I let her go
T'ai-je définitivement perdu ? La princesse que j'aimais a-t-elle disparu, s'est-elle laissée consumée dans les draps de Nolan ?
dusty scarecrow.
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